23 août 2007

Ce sont les soirs où l’on se rend compte, en croisant le miroir de la petite pièce d’aisance, que demain ne sera plus pareil. Léa sur le pot, le mur blanc, un silence flottant, toute une atmosphère. Les WC sont des endroits si personnels qu’ils sont parfois le lieu de l’actualisation mentale de l’étendue de son existence.
Montpellier, Pau, Biarritz, Avilés, droit devant. Les heures coulent, les grains du sablier s’épuisent. Le temps s’enfouit vers l’inconnu, et le trouble surgit quand on réalise que cette toilette, demain, elle, sera toujours à cet endroit. Elle respirera son atmosphère toute seule, ou accompagnée. Mais sans Léa. Léa dans l’inconnu, la toilette au paradis de 4 mètres carrés.
Pfiouuut, la fille s’en est allée, la toilette reste. Pourtant, de Léa ou de la cuvette, laquelle a le plus long voyage dans les pattes? Cette céramique (mais au fait, en quelle matière c’est, une cuvette de wc?) est une agrégation du monde entier, de pierres de ci, de poussières de là…
Le plus chouette pourtant, c’est que Léa est aussi la réunion de plein de particules qui à l’origine venaient de partout. Rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme. Et en ces jours où l’agrégat qui me constitue s’apprête une nouvelle fois à aller en terres inconnues, autant la grandeur du monde me fascine, autant la petite toilette qui me connaît depuis des années me semble géniale. C’est une histoire d’ô.
23 août 2007 |
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2 août 2007

Il faudrait un beau couché de soleil. Des ballots de paille. Un horizon lointain. De la verdure à tort et à travers. Un oiseau ou un chat en plein viseur. Et un bon axe. En musique de fond, une ballade rock pimentée de pop.
Il y a un couché de soleil. Il fin l’horizon, révèle le bleu mauveté de l’atmosphère. La rosée sous les pieds. Un beat sec, un homme se détache et apparaît à l’écran. Marche droit devant, propose son dos, masque son visage à l’œil de la caméra.
Le soleil disparaîtra. S’éloignent les fumées blanches des avions qui courent après lui. La paille sèche dans le champ dont on vient de couper le blé. Roussie, cassante. Silence plateau. Une tignasse châtain foncé surgit du bas de l’écran. Elle regarde l’objectif en face.
2 août 2007 |
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1 août 2007

Allez, un petit soir d’hiver. Allumez les chandelles, ouvrez les lampes dehors. On se blottit derrière l’église, encerclés de la chaleur du jaune de l’éclairage urbain. Les lumières oranges. On s’enlace, on s’embrasse, on voit à peine les yeux en face des nôtres, pourtant si proches. La respiration comme un feu embrasant l’intérieur. Ca foisonne de sens, c’est érotique, on ne le sait pas encore.
La couleur des yeux se perd dans le jaune que la peau revêt. Elle absorbe la timide lumière publique, ne reflète que l’amour qu’elle consent donner. Lentement, doucement. C’est encore dans le visage que ça se passe, c’est la peau qui frissonne. Une joue contre l’autre, deux lèvres accolées. Bientôt, il y aura plus. Pour l’instant, d’effusion de sensualité, tout est dans le désir.
1 août 2007 |
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1 août 2007

All that I can Say…
Is… that I looked to the most beautiful flowers…
Is… that I took a picture of them…
Is… that it was for you…
But I’ve changed my mind…
Because… it’s a dead-end…
Because… flowers are less important to me than water…
Because… fast forward…
All that I can Say…
Is… that it ain’t easy…
Is… that I confess I do like sunflowers…
Is… that the Sun wants me to sleep when it wants you to wake up…
But I won’t change my mind…
Because… I talk about me instead of you…
Because… I won’t say something nice enough to fuck you…
Because… I fuck you anyway…
1 août 2007 |
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