Archives de janvier 2008

Vestiges


Non, écrire aujourd’hui, ce n’est pas bon. Il fait sombre encore. Dehors il pleut, et d’ailleurs la température baisse encore. Je sors de l’appartement, vêtu de ma longue veste noire qui vieilli à présent. Il faudrait me couper les cheveux, acheter un nouveau pantalon et une paire de chaussures. Mais, comment dire? Est-ce bien le moment? Comme la vie en vagues, ondulations de sentiments indéfinis, ceux qui parlent du moment qui n’est pas encore venu.

Non, ce n’est pas le moment d’écrire. Il faut juste encore attendre un peu. Sortir de l’ombre, attendre que la veste noire n’en peuve plus, qu’elle n’ait plus rien en commun avec moi. La laisser à ses aurevoirs, la laisser tirer sa révérence.

C’est comme cela. Il y a des moments qui flottent. Où l’on se régénère, où ces vestiges que nous portons sont comme une chrysalide qui nous tient bien au chaud quelques moments encore.

Puis il faudra sortir la tête du cocon, puis le corps. Et trois petits points.