Léa Arkestra, Fanny de Flaussant, Gil Blas et Alistair Urbaniak
Il y a pas loin de chez moi une vallée dans laquelle la rivière tourbillonne. J’imagine des pierres sombres et coupantes. Dans ma région on vit dans le pays des fées, tous les contes ou presque en parlent. Je ne sais pas, j’ai comme l’impression qu’il y a par là encore des fées qui jouent toutes seules dans les bois, alors je reste tard le soir pour tenter d’en voir une.

Léa Arkestra

Il paraît que les Fanny sont chiantes, colériques. Haute voltige, tours imprenables! D’ailleurs, mon signe astral, c’est le Scorpion. Comme ça, tout le monde aura encore plus de préjugés. Et comme ça, j’aurai encore plus de raisons de ne pas m’en soucier.

Fanny de Flaussant

Que Belle Époque, chante un chilien. Ça me fait rire ces gens qui parlent de mon temps, de mes journaux, des mes cafés, du feu de bois où il fait bon vivre. Ce chilien ne parle pas français. Pourtant, point positif, il s’intéresse à la culture francophone. Le français aurait-il encore cette noblesse d’autrefois? Ses mots magiques ont-ils gardés un sens?

Gil Blas

Au Nord il y avait les corons. La mer qui s’agite, dans laquelle des raies mantas volent. Jamais encore dans mes voyages je n’ai pu en apercevoir. Elles sont grandes, géantes. Et elles se déplacent majestueusement entre deux eaux. Je cours sur l’eau, et même Jésus ne fait mieux que moi. Je courrai jusqu’à épuisement, quand un jour, sous mes pas, une raie manta.

Alistair Urbaniak