Sacrée école (2)

We were students

Il y a quelques jours, une amie me dit “C’est normal que le gouvernement exploite la recherche effectuée dans ton mémoire, ils ont investi pour te former”. Voilà de quoi donner suite au premier volet de l’article!

L’école est donc bien perçue comme un outil dans laquelle la société investi. Qui dit investir dit retour sur investissement. Et qui dit retour sur investissement dit production de valeur ajoutée.

Mes valeureux amis, vous qui vous démenez corps et âme pour gagner votre voiture annuelle (le prix du pain est de 2€, scandaleux), rendez-vous compte que vous accusez les dérives du capitalisme, de la “bêtise humaine” (sic), et que pourtant là où il est le plus inquiétant vous l’approuvez! Car le capitalisme n’est pas un amoncellement de chiffres, c’est un principe de société. Et quand une société le choisi, ses bases mêmes y puisent leur substrat. Comment voulez-vous que vos enfants ouvrent au monde des yeux prêts à accueillir sa formidable diversité, si vous leur mettez en tête qu’ils sont redevables de ce qu’ils apprendront?

N’y a-t-il rien à donner aux générations à venir? N’est-il pas sain de donner la possibilité à nos enfants d’apprendre d’une manière désintéréssée? N’est-ce pas la meilleure manière, justement, de garantir la pérennité de la faculté de remise en question de l’homme, au dessus de toutes les idéologies sociales -par définition mouvantes et temporaires? Oui l’école est inévitablement vecteur d’idéologies, mais s’il-vous-plaît, qu’elles restent au plus proche des droits de l’homme, et pas de ses travers.

Une réaction sur “Sacrée école (2)”

  1. Matthieu

    Il existe cependant des enseignements autres tels que pedagogies alternatives-pour y avoir ete- ou les initiatives personnelles de l eleve (auto discipline, auto evaluation) y sont nettement plus valorisees que celles dites a enseignement traditionnel. Le probleme reste l objectif scolaire, comment et de quel maniere former les futurs employes sachant que la societe et ses exigeances changent de decennies en decennies, Faut-il former de petits soldats capitalisme (d ‘ou la question a se poser, le capitalisme est-il moral ? cf essai d’Andre Comte Sponville) qui deviennent escalves du monde economique ou faut il mettre l emancipation personnel de l homme en avant et redorer le blason de ses propres initiative en subordonnant le monde economique qu il a lui meme creé ? Le createur se fait depasser par sa cretion. Le tout est de miser sur des inititatives ecletiques aides et orientés selon ses besoins et ses desirs rationnels et fantaisistes pourquoi pas (non selon ses caprices) par l enseignement scolaire et familiale dans lequel il pourra choisir un mode de vie sans devoir rendre constamment des comptes hier a l Etat nation, aujurd hui au monde du marche et de la libre entreprise.

    Avons nous seulement le choix ? Il est certains que le besoin primordiale d l homme est la lutte pour sa survie persnnel et collective, a partir du moment ou il s echape du monde rentable de l univers liberale et derisoire, il faut faire de sacrifice et apprendre a vivre de maniere simple et modeste encore faut-il que ses pairs fassent de meme car seul il lui sera tres difficile d atteindre cette liberation emancipatoire.

    Il faut, je pense, reaprendre a vivre, et la tache est lourde, de maniere plus humble. Tirons les lecons de vie du passee de seulement 3 generations avant nous (etaient ils moins heureux que nous meme en tenant compte du contexte de l epoque) et prenons distance face a notre dependance envers la technologie. Il faut vivre avec son temps certes mais sans aller dans l exes et la consommation effrennee sous prextexte qu on ne peut se socaliser, ou etre heureux seulement en consommamnt les derniers cris. La societe est perverse, elle nous offre plus de loisirs donc nous avons plus de temps pour consommer mais aussi plus de temps pour philosopher, reflechir au sens que lenseignement et le travail nous apporte, qu’attend t- on de nous, que nous veux t-on ou bout du compte ? sommes nous seulement une valeure ajoutée ? des tas d individus s opposent a cette sirale infernale et sans fin de l univers liberale dans lequel nous vivons, on ne peut plus en sortir completement , il faut savoir acceppter certains de ces princippes ( sous peine d etre completement marginalisé et depressif)mais on peut agir “autrement” c est cet “autrement” qu il faut chercher a chacun qui desire de trouver un sens a ses actions. C est a l ecole de commencer a nous former au nom du droit a chacun de disposer de lui-meme n respectant son prochain selon l ideologie des droits de l homme promue par les lumieres.

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