5 février 2008
Murmures de l’ombre

L’humeur meurtrière, le regard cristallin, des yeux fusillants. L’horreur est humaine. Et les différences entre les hommes sont assassines. On ne se comprend plus. On navigue à des étages n’ayant en commun qu’un mince plafond. Mon plafond reste ton plancher.
Je ne sais plus. Je regarde froidement, j’arme mon arbalette, je n’ose pas la charger. Fendre un arbre à cent mètres. Mais ça sert quoi?
Ça ne sert à rien. Mais l’on veut vivre. On vit. On respire. Et si ça nous suffit pas, on re-respire.
On se cherche de l’invincible, on se protège, on prépare le champ de bataille, mais nous ne signifions rien.
Mais nous ne sommes qu’un amas d’individus.