4 février 2008
Rêves verts

Un arbre, je ne sais pas moi. Tout le monde aime les arbres, qu’ils vieillissent, qu’ils soient jeunes, à peine même qu’ils ont poussés. Un arbre, c’est la vie sage, humble, courageuse, généreuse, solitaire, longue.
La grande forêt, parcourue de petits sentiers qui s’éparpillent sur la terre en parallèle avec les lombrics qui habitent le sol. Des châtaignes, des amoureux qui se montent dessus, la rivière tranquille.
Tout un univers dans une vallée, la vie qui s’épanche, le clocher du village qui résonne, les chaumières qui fument, les enfants à l’école.
Une ville de province, à son rythme ronfleur comme les cheminées d’en bas desquelles le bois se consume lentement. Les braises chaudes, la maison d’un accueil orange, il fait bon, l’hiver dehors.
Je pourrais partir avec mon futur amour dans ce paysage idyllique, rêver au tramway qui un jour est passé par là, qui hier s’est définitivement arrêté. Nous imaginer au loin, la ville derrière, loin de la province rassurante, vers la ville sans arbre songeur.